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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 16:38

Sculpteur amiénois né dans le quartier de la Hotoie en 1861, mort à Amiens en 1952, Albert Roze a marqué la ville de son empreinte, étrangement oubliée, ignorée du plus grand nombre, eu égard à son importante production, si ce ne sont l’inévitable tombeau de Jules Verne, la Vierge dorée d’Albert ou encore « Marie sans chemise », au gré des rues ou des cimetières.

Son œuvre reflète son attachement à la Picardie : les sujets de la vie courante, la vie des gens, leur condition modeste et parfois leur misère, la réalité sociale sont une marque importante de sa production.

C'est son père, mécanicien et dessinateur qui lui inculque quelques enseignements du dessin et à 12ans, il entre l’école régionale des Beaux-Arts d’Amiens (il suit les cours de Delambre, peintre mais également conservateur du Musée de Picardie). Il fréquente aussi l’atelier de Dufay où il apprendra la sculpture et où il rencontrera les frères Duthoit. Numériser-copie-1

Boursier, il continue ses études à l’école nationale des Beaux-Arts de Paris, de 1879 à 1891 (dans les ateliers de Dumont puis de Bonnassieux où il étudie le corps et ses mouvements).

Il séjournera ensuite deux années à Rome avant de rentrer à Amiens où il est nommé Directeur de l’école régionale des Beaux-Arts. Et de 1919 à 1945, il fut Conservateur du Musée de Picardie.

De l’atelier qu’il dirigea (bd de Bapaume), on retiendra son élève, Auguste Carvin, qui comme lui participera à l’édification de monuments aux morts après 14/18.

Au sortir de la première guerre mondiale, Roze fait partie de la Commission d’examen des projets d’érection de monuments commémoratifs aux morts de la guerre (il sera également membre du jury du concours organisé par la ville de Montdidier pour le choix de son monument aux morts). Il va participer à la construction de près d’une trentaine de monuments dans le département de la Somme dont ceux d’Amiens.

En complément de cet article : link

  

Parmi ses oeuvres :

- "La vieillesse heureuse assurée par l'épargne", sur le fronton de l'ancienne caisse d'épargne d'Amiens

- "Le printemps" (plus connu des Amiénois sous le nom de "Marie sans chemise") remonté sur l'horloge Dewailly restituée à l'identique en 2000

- le tombeau de Jules Verne (1907), au cimetière de la Madeleine d'Amiens

- "Le pardon", sculpture en bronze, médaille d'or au Salon des artistes français en 1908, acquis par la Ville de Paris et dont une réplique en pierre orne la cour du Conservatoire d'Amiens

- "Le premier né", à l'entrée de l'hôpital Nord d'Amiens

- "La famille", à l'origine commandée par Edouard Vagniez pour son hôtel particulier du Mail Albert Ier, aujourd'hui Conseil Régional

- les 12 médaillons représentant les artistes picards sur les voussures du Grand Salon du Musée de Picardie

- le groupe sculpté d'enfants lisant autour du buste de Jules Verne dans les petits jardins à Amiens

- des statues en marbre à l'église Saint-Rémy d'Amiens (autels Saint Joseph et Sainte Jeanne d'Arc)

- La Vierge Dorée qui surmonte le clocher de la basilique Notre-Dame de Brebières d'Albert

- le tombeau de la famille Follet-Legendre à Sains en Amiénois

- nombre de monuments aux morts dans la Somme dont ceux d'Abbeville, Amiens, place Joffre 1927-1929 & Saint-Acheul 1924, "la France en deuil"), Bougainville (1921), Camon, Domart (1923, "les frères d'armes"), Fontaine sur Somme (1922), Vignacourt (1920) etc etc ainsi que le mémorial 14/18 en la cathédrale d'Amiens.

Lui sont attribués le buste du Ronssoy et les soldats de Montdidier ("les deux générations").

 

 sépulture follet-legendre sains

 Sépulture Follet-Legendre à Sains

 

 la vieillesse assurée par l'épargne

Fronton de l'ancienne caisse d'épargne, Amiens - "La vieillesse heureuse assurée par l'épargne"

 le pardon

 Ecole des Beaux-Arts d'Amiens - "Le pardon"  

 

 mon aux morts saint acheul

 Monument aux morts, nouveau cimetière Saint-Acheul d'Amiens

 IMGP0458

 Sépulture de Jules Verne, cimetière de la Madeleine d'Amiens

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Published by LeTeffou - dans Divers
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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 19:12

     Le dimanche après-midi de ces journées fut consacré à la visite du parc du château de Thézy-Glimont (propriété de la famille de Thézy, construit au 18ès, accompagné d'une chapelle néo-gothique à l'entrée), à l'église dudit village et aux églises Saint-Pierre et Saint-Sépulcre de Montdidier. Ces deux dernières que je n'avais jamais (!) eu l'occasion de visiter. Beau temps, voiture électrique et quad doublés, arrivée à Montdidier.
Première étape, église Saint-Pierre. Mitraillage en règle du très beau portail gothique flamboyant-Renaissance puis je me joins au groupe pour suivre la visite assurée d'une main de maître par une guide (Céline ou Cécile je ne me souviens plus, toujours est-il qu'elle a été d'une concision, d'une efficacité et d'un enthousiasme communicatifs).
     Saint-Pierre donc, et son magnifique portail du 16ès mi-gothique flamboyant, mi-renaissance, signé de Chapillon, qui travailla à la cathédrale de Beauvais. Complètement ravagée en 14/18, l'église a été soigneusement restaurée à l'identique. A l'intérieur on peut découvrir une belle mise au tombeau polychrome du 16ès voisinant le tombeau de Raoul de Crépy, comte de Montdidier; les fonts baptismaux en marbre de Tournai sont très intéressants. Mêlant les styles roman et byzantin, ils remontent au 11ès. Enfin dans le choeur a été placé un beau Christ du 11ès.
Une fois la visite achevée, direction l'autre église de Montdidier, Saint-Sépulcre, dont il me tardait de découvrir les tapisseries.
     La visite déjà entamée, je me joins au petit groupe mais décroche très vite, la guide (dont je suis persuadé qu'elle faisait partie de ma promo d'histoire de l'art) ne peut pas se séparer de son carnet de notes qu'elle consulte sans cesse. Mitraillage de la mise au tombeau du 16ès (postérieure d'une cinquantaine d'années à celle de Saint-Pierre) et des jeux de lumière projetés par les vitraux (signés Grüber -qui travailla par ailleurs dans nombre d'églises de l'Est du département après les destructions de 14/18) sur les sculptures, photos de la série des six tapisseries suspendues aux murs de la nef (tapisseries de Bruxelles du 17ès relatant l'histoire de Moïse et des Hébreux). Un coup d'oeil aux fonts baptismaux du 16ès et aux litanies de la Vierge de la même époque (beau "tableau" sculpté regorgeant de détails et d'ornements). Je prends le temps de discuter avec une charmante dame puis m'en retourne, me demandant si le programme de la journée devait s'achever par Montdidier ou si au contraire je devais faire une dernière escale à Davenescourt. Jusqu'au carrefour m'indiquant la direction dudit village j'ai pesé le pour et le contre, j'ai finalement continué tout droit, fatigué, repu et ravi de mes deux journées.

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