Présentation

Images Aléatoires

  • Lefebvre--8-.jpg
  • img728.jpg
  • img725.jpg
  • Cimeti-re-de-la-Madeleine---AmiensP0660.jpg
  • Cimeti-re-de-la-Madeleine---AmiensP0397.jpg
  • Grimaux--12-.jpg

Dossiers

Recherche

Samedi 24 mars 2012 6 24 /03 /Mars /2012 08:40

La construction du château de Liercourt est attribuée au comte Pierre-François du Maisniel pendant la Restauration. Il consistait en un sobre corps de logis en pierre qui se signalait par la présence de pavillons bas et surtout d'une tourelle octogonale au centre de la façade sur le jardin ; pavillons et tourelle surmontés d'une balustrade.

Le comte du Maisniel délaisse Liercourt pour Pont-Rémy qu'il restaure de 1836 à 1845 (et dont l'état d'abandon le menace d'une disparition à courte échéance). A la mort de son fils, Liercourt échoit à sa nièce Marthe du Maisniel de Liercourt qui est déjà propriétaire de Pont-Rémy où elle a épousé en 1863 son cousin, Fernand-Pierre du Maisniel de Saveuse dont le père avait fait construire Cocquerel où elle meurt en 1934.

 

Détruit pendant la seconde guerre mondiale il ne subiste aujourd'hui que la tourelle de la façade sur le jardin et deux beaux corps de dépendances en pierre rythmés d'arcades partiellement ruinés. L'ancienne ferme du château conserve dans sa cour un beau pigeonnier en pierre de 1730.

 

  B800016201_HAL_114.JPG

Façade sur la cour (dessin de L. Gillard 1864, bibl. d'Abbeville

 

P1250326.JPG

La même vue en 2012

 

P1250639.JPG

Les corps de bâtiments à arcades et la tourelle du château vus depuis l'église

Par LeTeffou - Publié dans : Châteaux de la Somme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 19 mars 2012 1 19 /03 /Mars /2012 08:02

...renaît majestueusement de ses cendres et présente aux visiteurs depuis le 15 mars dernier ses ors, ses planchers marquetés et ses 46 portraits de la famille de Guise.

 

Commencé par Henri, duc de Guise en 1578, les plans initiaux prévoyaient une vaste construction en U mais ne furent jamais achevés. Le château fut racheté en 1660 par la fille de Gaston d'Orléans, la "Grande Mademoiselle" qui le fera  restaurer. Contrainte de le céder au Duc de Maine, elle en gardera l'usufruit et y mourra en 1697.

Quand, en 1821, Louis-Philippe en hérite de sa mère, la duchesse douairière d'Orléans, Il charge  l'architecte Fontaine de restaurer l'édifice et de le modernisé : à l'extérieur les façades sont harmonisées tandis que la distribution et la décoration intérieure sont revues. C'est lui qui a l'idée, d'aménager à l'étage une galerie qui abritera les portraits des constructeurs du château, les ducs de Guise, leurs épouses et leurs enfants.

Frappés d'exil, les Orléans se réfugient en Angleterre. Mobilier et tableaux sont du voyage et échappent à la saisie des biens de la famille.

Quand Louis Philippe d'Orléans (petit-fils du roi Louis-Philippe) recouvre le domaine en 1872, il confie à Viollet-le-Duc la restauration du château. L'architecte fait procéder à d'importants aménagements de 1874 à 1879 et outre la décoration intérieure, il y aménera le "confort moderne" (chauffage central, éclairage au gaz, aménagements de salles de bains etc).

En 1902, un incendie ravage le château. La partie Sud est détruite, la galerie des Guise part en cendres et ce sont le prince Gaston d'Orléans et son épouse, la princesse héritière du Brésil, Isabelle de Bragance qui -ils avaient racheté  Eu à leur cousin le duc d'Orléans, fils du comte de Paris- s'atéleront à sa restauration.

La Ville en devient propriétaire dans les années 1960 et y installe le musée Louis-Philippe en 1973. Musée qui fit l'acquisition au début des années 2000 d'une importante collection de tableaux, dont 46 étaient présentés dans l'ancienne galerie de Guise, prélude de la restauration de cette salle dans son état d'origine. Les plafonds à caissons sont d'abord réalisés, les lustres posés en 2007 et cinq ans plus tard, les murs retrouvent leur éclat (supposé) d'origine.

 

Musée Louis-Philippe, château d'Eu :

ouverture du 15 mars au dimanche suivant la Toussaint, tous les jours sauf le mardi et le vendredi matin ; tarifs de 4€ à 1,50€

 

lien vers le site de la ville d'Eu link

 

P1250429.JPG

 

 

P1250423.JPG

 

 

P1250438.JPG

 

 

P1250434.JPG

 

 

P1250446.JPG

Par LeTeffou - Publié dans : Divers
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 10 mars 2012 6 10 /03 /Mars /2012 08:10

 

     Construit au 17ème siècle par la famille d'Hallwyn, le château de Wailly comprenait à l'origine trois corps de bâtiments en U dont ne subsiste plus aujourd'hui que celui adossé à la falaise (et qui ouvre de plain pied dans le village situé plus haut), dévolu primitivement aux dépendances et aux logements de service. Wailly entre dans la puissante famille de Croÿ par le mariage en 1668 de Marie-Joséphine d'Hallwyn (héritière des biens de son frère décédé en 1663) et de Ferdinand-Joseph, Duc de Croÿ et d'Havré, prince du Saint-Empire et Grand d'Espagne.

      Le domaine subit de profondes transformations à partir de 1765 : le duc de Croÿ fait aménager une avenue au Nord, bordée de longs et élégants corps de dépendances en pierre. Vers 1780, deux hauts pavillons sommés de frontons triangulaires sont construits à l'entrée de la cour d'honneur (celui qui subsiste actuellement, à l'ouest, abrite au rez-de-chaussée une chapelle aux murs de pierre avec une belle tribune ornée de triglyphes) et en 1788, un nouveau corps de bâtiment en forme d'hémicycle est construit contre la falaise.

Le château est en grande partie abattu après la Révolution, et quand les Croÿ, fixés en Belgique, recouvrent leurs biens, ils décident de ne rendre habitable qu'une partie des dépendances, leur permettant de gérer le domaine et d'organiser des chasses dans les bois voisins. Ces dépendances sont partiellement incendiées en 1895 et l'extrémité Ouest du corps de logis subsistant est alors remise en état.

Le domaine est finalement racheté par le baron de l'Epine en 1919 qui confie, trois ans plus tard, à l'architecte Parent la restauration du château qui venait d'être incendié et dont ne subsistaient que les murs : le second niveau fut unifié et couvert d'un grand toit à la Mansart.

 

L'hémicycle, dégagé de la végétation qui l'envahissait, a été admirablement restauré dans les années 2000, laissant admirer sa belle et puissante architecture.

 

 

 

P1190598

 

Le château actuel, aile subsistante dite "des offices"

 

P1190603

 

 

 

P1190571.JPG

 

P1190577.JPG

 

Les corps de dépendances Nord-Est et Nord-Ouest,

les premiers ont été partiellement restaurés par les Croÿ au cours du 19ès

 

P1190568

 

P1190584

 

 

Pièce maîtresse du domaine, l'hémicycle ajouté par Sénéchal à la fin du 18ès.

 

P1190611

 

 

Fabrique délibérément laissée à l'état de fausse ruine ou bâtiment inachevé ?

Sa belle façade néoclassique à redends embrasse la vallée située face à elle 

 

P1190642.JPG

 

P1190625.JPG

Par LeTeffou - Publié dans : Châteaux de la Somme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 4 mars 2012 7 04 /03 /Mars /2012 09:26

     En poursuivant rue Saint-Leu, l'on tombe sur plusieurs maisons -à l'état tout aussi lamentable que le moulin Passe-Avant voisin- dont une étroite façade en pierre retiendra notre attention. Ce pignon correspond à l'une des deux nefs de la seconde église Saint-Sulpice représentée sur une lithographie de Duthoit datant de 1854.

La première église, peut-être du 14ème siècle (et remaniée au siècle suivant) fut rasée en 1597 (ou 1598) sur ordre de  Henri IV pour permettre l'édification de la citadelle. 200 maisons de l'ancien quartier qui l'environnait furent également détruites. L'église fut alors transférée dans les bâtiments de l'hôpital Saint-Jacques, rue Saint Leu. Fondé en 1314 par Hubert Liénard le Sec, maïeur d'Amiens, cet hôpital fut agrandi après 1602.

En 1793, l'église fut vendue en tant que bien national et connut diverses fortunes par la suite. Elle fut par exemple transformée en fabrique de moutarde au milieu du 19ème siècle.

Il n'en reste plus aujourd'hui que cette façade sur la rue Saint-Leu, mais également un beau pan de mur percé d'une fenêtre en arc brisé qu'on peut voir depuis la rue de Mai voisine.

 

 

P1110241.JPG

 

Depuis la rue Saint-Leu...

 

 

P1110228.JPG

 

...et depuis la rue de Mai

 

P1110229.JPG

 

 

 

P1110230.JPG

 

Contiguë à l'ancienne façade de l'église,

une maison dans un état tout aussi malade et promise à brève échéance à la destruction.

En attendant, laissons les yeux en profiter encore...

 

P1110240.JPG

 

 

 

 

 

 

Par LeTeffou - Publié dans : Amiens
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 4 mars 2012 7 04 /03 /Mars /2012 09:12

 

      Rue Saint-Leu, juste après les facultés de sciences et mathématiques, se dresse la salle Saint-Jean, dernier témoin de l'Hôtel-Dieu d'Amiens qui fut fondé au 12ème siècle et transféré ici au siècle suivant. Construite entre 1528 et 1530, sa façade comprenait deux parties (celle des hommes et celle des femmes). Les importants bâtiments de l'Hôtel-Dieu (du 15ès au 19ès) s'étendaient au Nord tandis qu'au Sud, la salle était bordée par le canal Taillefer.

     Gravement endommagés en 1940, les bâtiments furent rasés dans les années 1960 et le canal comblé. Aucune restauration, aucun entretien malgré une inscription aux Monuments Historiques, la salle Saint Jean, fragilisée, subsite tant bien que mal, coincée entre le pôle scientifique de l'université et le Centre Régional de Documentation Pédagogique.


Il serait bon qu'un jour l'on s'intéresse à ces vestiges et à leur redonner leur éclat.

 

 

 

P1110223.JPG

  Vue depuis la rue Saint-Leu

 

P1110222.JPG

 

 

P1110260.JPG

 

 

P1110245.JPG

  côté Nord

 

P1170255.JPG

 

 

P1170262.JPG

  côté Sud

 

Par LeTeffou - Publié dans : Amiens
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés